Il est temps ! Loëtitia Beury Municipales 2026

Loëtitia BEURY 

Vie Locale - Cadre de Vie

Faire de la santé une priorité municipales

À Troyes, la santé est devenue une inquiétude quotidienne, parfois une angoisse profonde. Trop d’habitants n’ont plus de médecin traitant, trop de familles renoncent aux soins faute de solutions claires, trop de soignants exercent dans l’isolement, l’épuisement ou l’insécurité. 

Cette situation ne résulte ni d’un manque de compétences ni d’un défaut d’engagement : notre territoire dispose de professionnels, de structures, d’hôpitaux et de dispositifs reconnus. 
Ce qui fait défaut aujourd’hui, c’est l’organisation, la coordination et la lisibilité
La santé ne peut plus être une juxtaposition de services qui fonctionnent en silos. Elle doit devenir un système cohérent, humain et accessible. La Ville a un rôle central à jouer : non pas soigner à la place des médecins, mais créer les conditions pour que chacun puisse être soigné au bon endroit, au bon moment, dans la dignité. 

Ce texte est un résumé de mes propositions pour la santé qui sont développés dans mon livre «  Il est temps » en vente en librairie : 
- Chemin de Vie, 32 Rue Georges Clemenceau ; 
- Les Passeurs de Textes, 5 Rue Emile Zola ; 
- Maison de la Presse, 32 Rue Emile Zola à Troyes. 

La santé est la première des sécurités : celle de vivre, de vieillir et d’être accompagné sans peur ni renoncement.
 

Les dix mesures pour la santé à Troyes 

  1. Faire de la santé une priorité de sécurité municipale
    La santé est une sécurité fondamentale, au même titre que la sécurité des personnes et des biens.
  2. Remettre le médecin généraliste au cœur du système
    Soutenir les généralistes, alléger leur charge non médicale et leur rendre du temps pour soigner.
  3. Créer une Cellule municipale de coordination sanitaire
    Relier médecins, SAS, 15, hôpital, cliniques et centres de soins pour fluidifier les parcours.
  4. Rendre le système de soins lisible pour les habitants
    Clarifier les circuits, les rôles et les points d’entrée pour éviter les impasses et les errances.
  5. Déployer quatre Îlots Santé de proximité
    Au sein des mairies de secteurs, des lieux visibles, accessibles, où l’on est accueilli, écouté, orienté et accompagné.
  6. Aller vers les habitants grâce à des dispositifs mobiles
    Prévento-bus pour la prévention et le repérage, Médico-bus pour les soins simples et les dépistages.
  7. Créer une Maison Médicale de Garde sécurisée et lisible
    Un lieu identifié, moderne et protégé pour assurer la permanence des soins et soulager les urgences.
  8. Protéger les soignants et sécuriser les cabinets médicaux
    Je sécuriserai tous les cabinets médicaux et paramédicaux troyens qui le désirent et d’abord la Maison médicale de garde. Boutons d’alerte, sécurisation des abords, accompagnement après agression, stationnement facilité.
  9. Faire de la santé mentale une priorité municipale
    Création d’une Maison de Santé Mentale et d’une coordination dédiée aux situations traumatiques.
  10. Agir sur toute la vie : prévention, femmes, autonomie, sport
    Santé des femmes, soutien aux aidants, vieillissement digne, prévention dès l’école, activité physique pour tous.
     

Santé et prévention par le cadre de vie 

La prévention en santé commence aussi par le cadre de vie. 
Une ville mieux aménagée protège naturellement la santé de ses habitants. 
Les îlots de fraîcheur, la plantation d’arbres, la lutte contre les fortes chaleurs, la rénovation des berges de la Seine pour en faire des lieux de détente, de respiration et de sécurité contribuent directement à réduire les risques sanitaires, la fatigue, le stress et les maladies chroniques. 

À cela s’ajoute une politique culturelle active, permettant aux Troyennes et aux Troyens d’être acteurs, de créer, de se rencontrer et de rompre l’isolement. 
Enfin, une politique sportive recentrée sur la pratique personnelle, accessible à tous les âges et à tous les niveaux, favorise l’activité physique régulière, pilier majeur de la prévention. 

Ces axes sont développés dans des chapitres spécifiques, mais ils sont indissociables de la politique de santé : ils en constituent le socle discret, durable et essentiel.


« Ne vous inquiétez pas, on va s’occuper de vous. » 

Ce projet pour la santé repose sur un principe simple : remettre l’humain au centre. 
Remettre le patient au cœur du parcours, et le médecin au cœur du système. 
Une ville responsable ne laisse ni ses habitants seuls face à la maladie, ni ses soignants seuls face à la fatigue ou à l’insécurité. 

En organisant, en coordonnant et en protégeant, la Ville peut transformer un système fragmenté en un réseau lisible, solidaire et efficace. 
Ces propositions dessinent une santé de proximité, préventive, sécurisée et accessible à tous, à chaque âge de la vie.

 Une ville qui prend soin de la santé de ses habitants est une ville qui protège ses libertés, renforce la cohésion et prépare l’avenir. C’est cette ambition que je porte pour Troyes.

Quand la ville n’écoute plus que ceux qui crient

Dans la nuit du 29 au 30 juin 2023, le quartier des Sénardes, à Troyes, a été violemment frappé par les émeutes urbaines. L’incendie volontaire et la destruction totale de la maison de quartier, qui faisait également office de mairie annexe, ont profondément marqué les habitants. Équipements publics dégradés, écoles impactées, climat d’insécurité durable : cet épisode a constitué un choc collectif pour l’ensemble du secteur.

Face à ces événements, la collectivité a engagé une réponse rapide et massive. Les services publics ont été relocalisés puis renforcés, le site incendié requalifié, la sécurisation de l’espace public accrue. Des investissements importants ont été consentis pour réparer, reconstruire, rassurer. Cette mobilisation était nécessaire. Elle a permis de rétablir des fonctions essentielles et de réaffirmer la présence de la puissance publique.

Mais deux ans après, une question politique demeure : que regarde-t-on quand on regarde un quartier ? Et surtout, qui écoute-t-on ?

Le risque d’une action publique dictée par la violence

À la suite des émeutes, l’essentiel de l’attention institutionnelle s’est concentré sur le cœur du quartier dit “difficile”. Cette focalisation se comprend dans l’urgence. Mais elle comporte un risque majeur : installer l’idée que seuls ceux qui cassent, incendient, violentent ou crient finissent par être entendus.

Pendant que l’action publique répond à la violence, une partie importante de la population reste silencieuse, invisible, hors champ. Ce sont pourtant ces habitants qui continuent à faire vivre la ville au quotidien : ils travaillent, paient leurs impôts, entretiennent leur logement, élèvent leurs enfants, tiennent les rues quand tout vacille. Ils ne brûlent pas. Ils ne bloquent pas. Ils ne crient pas. Et parce qu’ils ne crient pas, ils sont trop souvent oubliés.

Les rues autour des Sénardes : une réalité urbaine ignorée

Autour des immeubles des Sénardes s’étend un tissu résidentiel continu, composé notamment de la rue Kennedy, rue Paul-Lafargue, rue du Colonel-Poirier,  plus loin chaussée du Vouldy, rue Godard-Pilaveine, rue Pierre-d’Amour, rue Chantavoine, rue Paget, rue des Cumines, rue Edmond-Fariat, etc. etc.

Ces rues ne relèvent ni du grand habitat social, ni d’un quartier prioritaire bis. Elles forment un urbanisme de l’entre-deux, typique des faubourgs troyens :

  • maisons individuelles familiales,
  • maisons d’artisans du début du XXᵉ siècle, construites en dur,
  • petits collectifs de deux à trois étages, à échelle humaine.

Elles sont habitées par des ménages actifs, des familles, des retraités, des couples avec enfants. Des habitants parfaitement intégrés, qui travaillent, paient leurs impôts locaux, entretiennent leur patrimoine et investissent dans l’éducation de leurs enfants. Ils ne relèvent d’aucun dispositif spécifique de la politique de la ville, mais vivent au contact direct du quartier et en subissent les conséquences : insécurité ressentie, nuisances, dégradation de l’image, pression sur l’espace public.

Ces quartiers existent. Ils sont structurés. Ils sont habités. Mais ils sont absents du récit.

Une ligne politique assumée

C’est précisément l’objectif porté par Loëtitia Beury : rendre visibles ces territoires oubliés, rappeler qu’ils sont faits d’habitants engagés, responsables, intégrés, et poser les bases d’une politique urbaine plus juste, plus cohérente et plus responsable, à l’échelle réelle de la ville.

Il ne s’agit plus de limiter l’action municipale à quelques secteurs jugés « intéressants », comme l’intérieur du Bouchon, ni de la concentrer exclusivement sur les quartiers identifiés comme « difficiles ». Il s’agit de penser Troyes dans sa totalité : tous les quartiers, toutes les rues, tous les Troyens, sans hiérarchie implicite ni angle mort.

Cela suppose un projet global, structuré autour de secteurs équilibrés, où chaque territoire compte, qu’il fasse du bruit ou non. Une ville qui n’attend plus l’émeute pour agir. Une ville qui choisit d’écouter aussi ceux qui tiennent encore debout le quotidien urbain.

Extrait du livre de Loëtitia Beury

« Une ville ne peut pas être gouvernée par le bruit.
Quand l’action publique ne répond plus qu’à l’urgence, à la violence ou à ceux qui crient le plus fort, elle envoie un message dangereux : celui que le calme, le travail, l’effort et la responsabilité ne comptent plus.

Je défends une autre vision : une ville pensée dans sa continuité, organisée en secteurs équilibrés, où chaque rue compte autant qu’une autre.
Une ville qui n’oppose pas ses quartiers, mais qui reconnaît enfin tous ses habitants, y compris ceux qui ne brûlent rien, ne cassent rien, mais tiennent la ville au quotidien.»

Avenue Pierre-Brossolette : l’oubli derrière les promesses

En 2019, à la veille de la campagne municipale, la Ville annonçait en grande pompe la requalification complète de l’axe Brossolette–Dijon, du rond-point François-Mitterrand jusqu’à Bréviandes.

Végétalisation, sécurité, pistes cyclables, trottoirs élargis, apaisement de la circulation : tout y était. L’avenue devait devenir une entrée de ville moderne, lisible, attractive

Cinq ans plus tard, le constat est brutal : rien.

Même la réfection du pont de Croncels, chantier lourd et structurant, n’a pas été mise à profit pour repenser l’avenue, rééquilibrer les usages, sécuriser durablement les cheminements ou redonner une cohérence urbaine à cet axe majeur. Une occasion historique manquée.

Pendant ce temps, le quartier Brossolette change de visage, mais sans projet, comme l’a très bien décrit L’Est Éclair en mars 2024. Les commerces de proximité disparaissent les uns après les autres : bars, boulangeries, petits commerces alimentaires. Là où l’on trouvait des lieux de vie, restent surtout des banques, des assurances, des agences de services. Ce n’est pas une évolution choisie. C’est une mutation subie.

Aujourd’hui, dans un quartier pourtant dense, fréquenté, bien desservi, des habitants doivent s’éloigner pour acheter leur pain. L’avenue reste très circulée, parfois accidentogène, avec des trottoirs étroits et des traversées peu sécurisées, pendant que l’on se contente de reprises ponctuelles, sans vision d’ensemble. Même un simple espace vert de proximité, réclamé par les riverains près du parking Delestraint, est écarté, faute de projet et de volonté.

Et qu’on ne s’y trompe pas : il ne s’agit pas seulement de « sauver une avenue » ou quelques vitrines. Une avenue commerciale en entrée de ville, c’est la colonne vertébrale d’un quartier, la vie quotidienne des riverains, des rues adjacentes, des familles, des seniors. Ce quartier, qui supporte les nuisances liées aux Foires de Mars et aux grandes animations du Cube, a aussi droit à une attention équitable et à un cadre de vie agréable toute l’année.

Pierre-Brossolette devrait être une vitrine. Elle devient une cicatrice. Le potentiel est là. La fréquentation est là. Ce qui manque, encore et toujours, c’est la vision politique.

Primark, Primaprix, Shein… Est-ce vraiment le futur que je souhaite pour Troyes ?

La semaine prochaine, Primaprix ouvrira ses portes à Troyes. D’ici 2026, Primark s’installera dans le bâtiment historique des Magasins Réunis.
À première vue, ces ouvertures peuvent sembler positives : elles promettent des prix bas, des emplois, et une certaine animation commerciale.
Mais au-delà de ces apparences, une question mérite d’être posée :
Est-ce vraiment le modèle de développement que je souhaite pour ma ville ?

Quand le symbole du commerce local devient le miroir d’un modèle globalisé

Le choix d’installer Primark dans l’ancien bâtiment des Magasins Réunis n’est pas anodin.
Ce lieu, chargé d’histoire, a longtemps été le cœur battant du commerce troyen, un symbole du savoir-faire local et de la vitalité du centre-ville.
À Paris, le BHV s’associe à Shein, avec le même argument : relancer l’attractivité, offrir du pouvoir d’achat.
Mais en réalité, on reproduit le même schéma :

  • des produits venus de loin, à bas coût,
  • une uniformisation des centres-villes,
  • et une fragilisation du commerce de proximité.

Est-ce ainsi que je souhaite bâtir le futur de Troyes ?
Une ville dépendante des grandes enseignes mondiales, ou une ville qui défend sa diversité, sa qualité et son identité ?

Pouvoir d’achat : et si la réponse était ailleurs ?

Car oui, le pouvoir d’achat est un sujet essentiel.
Mais il ne se résume pas au prix des vêtements ou du panier de courses.
Un maire a des leviers directs pour améliorer le pouvoir d’achat réel des habitants, sans abaisser la qualité de l’offre locale.

Les leviers possibles

Mobilité

  • Réduire le coût des abonnements de transport.
  • Faciliter le stationnement et adapter la tarification.
  • Développer les mobilités douces et les circuits courts pour réduire les dépenses contraintes.

Fiscalité locale

  • Modérer la pression fiscale.
  • Repenser certaines taxes locales pour soutenir artisans et petits commerces.

Politique commerciale

  • Favoriser l’installation d’enseignes responsables, locales, durables.
  • Préserver la diversité commerciale plutôt que céder à la logique du « tout low-cost ».

Le vrai pouvoir d’un maire : donner du sens aux choix économiques

La question n’est pas d’être « contre » Primark ou Primaprix.
Elle est de savoir pour quel modèle de ville je souhaite m’engager.
Une ville peut accueillir de nouvelles enseignes sans renoncer à ses valeurs :

  • promouvoir la mixité commerciale,
  • soutenir les commerces indépendants,
  • encourager la réutilisation et le recyclage textile.

Ce que je défends, c’est un équilibre :

  • entre attractivité et durabilité,
  • entre prix abordables et qualité,
  • entre ouverture et identité locale.

Pour un modèle troyen du pouvoir d’achat

Le véritable enjeu n’est pas d’attirer toujours plus d’enseignes à bas prix, mais de créer les conditions pour que les Troyens vivent mieux, durablement.
Cela passe par :

  • des transports accessibles,
  • une ville propre et sûre,
  • des services publics efficaces,
  • une économie locale soutenue plutôt que subie.

Et maintenant ?

Cette réflexion, je souhaite l’ouvrir avec vous.
Parce qu’il ne s’agit pas seulement d’économie, mais de vision de société.
Je souhaite inventer à Troyes un modèle où le pouvoir d’achat rime avec pouvoir de vivre, et où le centre-ville reste un lieu d’identité, pas de standardisation.


Loëtitia Beury
Tête de liste IL Est Temps municipales 2026
Pour une ville qui choisit la qualité plutôt que la quantité.

 

Mais que fait la police ?
Quand la sécurité du quotidien devient une affaire de volonté politique

Il y a quelques jours, une scène banale – trop banale – m’a interpellée.
Comme souvent, je circule à vélo à travers la ville. Devant une épicerie de quartier, ouverte très tard dans la nuit, des véhicules sont garés sur la piste cyclable, empêchant toute circulation en sécurité.
Je ralentis, m’arrête, et fais remarquer poliment à un homme qui déchargeait sa voiture que le stationnement rend le passage dangereux. L’homme, visiblement gérant du commerce, s’énerve et finit par m’insulter.
Une scène ordinaire, malheureusement, que vivent trop de Troyens lorsqu’ils osent faire remarquer une incivilité.

Une rencontre édifiante avec la police municipale
Quelques minutes plus tard, je croise trois agents de police municipale aux Halles. Je leur relate les faits : le stationnement dangereux, le comportement agressif, la gêne pour les cyclistes et les piétons. Leur réponse est désarmante :

« La prochaine fois, appelez-nous. »

Je demande alors le numéro à composer. Aucun ne le connaît.
L’un me suggère le 17, avant qu’un collègue le corrige : « Non, ça c’est la police nationale ».

Ce simple échange illustre une faille de fonctionnement préoccupante :

  • des agents peu formés à orienter les citoyens,
  • un manque de clarté dans les procédures,
  • et surtout une organisation qui donne le sentiment d’une police municipale déconnectée du terrain.

Le problème n’est pas le nombre, mais l’efficacité
On peut doubler les effectifs de la police municipale, multiplier les patrouilles ou les opérations de communication : 
si la coordination, la formation et la volonté politique ne suivent pas, rien ne changera.

Les Troyens ne demandent pas la lune. Ils veulent simplement :

  • des rues sûres et propres,
  • des déplacements apaisés,
  • et des réponses concrètes quand une incivilité se produit.

Or, le « appelez-nous » ou le « on ne peut rien faire » sont devenus la norme. Ce sont ces petites phrases qui nourrissent le sentiment d’abandon et de non-écoute.

Des commerces ouverts très tard, des troubles récurrents

Certaines épiceries de nuit, souvent situées dans des quartiers déjà fragiles, restent ouvertes à des heures tardives et génèrent des nuisances connues : stationnement sauvage, attroupements, bruit, débordements.
Il ne s’agit pas de stigmatiser, mais de rétablir un cadre clair et équitable pour tous les commerçants et les riverains.

Il est urgent que la Ville :

  • renforce la coordination entre police municipale et nationale,
  • mette en place une sectorisation des agents, pour mieux connaître leur territoire et ses problématiques,
  • et surtout, donne à la police municipale les moyens d’être utile, réactive et visible.

Une autre approche de la tranquillité publique

La sécurité du quotidien n’est pas une question de posture.
C’est une politique publique à part entière, qui exige :

  • une écoute des habitants,
  • une présence humaine dans les quartiers,
  • une réponse rapide et adaptée aux situations concrètes.

Tant que l’on se contentera de slogans et de promesses, les Troyens continueront à subir.
Il est temps d’assumer une vraie volonté politique de rétablir l’ordre, la sécurité et le respect de chacun dans l’espace public.

Parce qu’une ville apaisée, ça ne se décrète pas : ça s’organise.

Loëtitia Beury, Conseillère municipale d’opposition à Troyes
 

Il est temps “Réveiller Troyes, retrouver confiance”

Depuis plusieurs années, je sillonne notre ville, je rencontre ses habitants, ses commerçants, ses associations, ses forces vives. Partout, j’entends la même chose : Troyes a du potentiel, mais elle s’essouffle. Les gens aiment leur ville, mais ne se sentent plus écoutés. Ils veulent croire à son avenir, mais ne savent plus à qui faire confiance.
Je suis de celles et ceux qui pensent que la politique locale doit repartir du réel — des trottoirs qu’on emprunte, des bus qu’on attend, des rues qu’on voudrait plus propres, des quartiers qu’on voudrait plus sûrs.

C’est dans cet esprit que j’ai exercé mon mandat d’élue d’opposition : proposer, alerter, construire. Jamais pour critiquer par réflexe, toujours pour améliorer le quotidien des Troyens.
Et aujourd’hui, forte de cette expérience, je veux aller plus loin : proposer un projet crédible, humain et ambitieux pour notre ville.
Notre cap est clair : faire de Troyes une ville qui protège, qui bouge et qui respire.
Une ville où la sécurité n’est plus un sujet tabou, où la mobilité devient une liberté, où la propreté et la qualité de vie redeviennent une fierté.
Une ville qui prend soin de ses habitants, de ses quartiers et de son environnement.
Une ville enfin ouverte, participative et transparente, où les décisions se prennent avec les Troyens, pas sans eux.
Je veux que chaque Troyenne, chaque Troyen, puisse dire :
“Ici, je me sens bien. Ici, je compte. Ici, on construit ensemble.”
C’est le sens de mon engagement, c’est le cœur de ce programme : remettre l’humain au centre, la proximité au cœur et la confiance en marche.
Parce que Troyes mérite mieux que la résignation.
Parce que Troyes peut redevenir cette ville fière, vivante et accueillante que nous aimons tant.

Loëtitia Beury
Conseillère municipale et communautaire
Candidate aux élections municipales de 2026

Urgences et hôpital de Troyes : 
il est temps de dire la vérité... 

Depuis plusieurs semaines, le maire de Troyes et le directeur des Hôpitaux Champagne Sud multiplient les interviews et les inaugurations. On inaugure des murs repeints, on félicite les équipes, on parle « d’avenir ». Mais derrière les discours, la réalité vécue par les Troyens est tout autre : un hôpital certifié « sous conditions » par la Haute Autorité de Santé, des services vitaux fragiles, des patients qui attendent des heures, et des soignants épuisés.

Une certification dégradée : le signal d’alarme officiel

La HAS n’a pas délivré une certification pleine, mais une certification « sous conditions », avec une nouvelle visite obligatoire dans l’année. En clair : le niveau de qualité et de sécurité n’est pas jugé suffisant. Les experts ont pointé : une organisation défaillante du stockage des médicaments à risques, des manques de traçabilité en transfusion sanguine, des locaux inadaptés et inaccessibles pour certains handicaps, des services comme la néonatalogie installés dans des espaces exigus.
Dans des villes comparables comme Chartres ou Bourges, les hôpitaux ont obtenu une certification pleine. À Troyes, nous sommes classés dans la catégorie des établissements fragiles.

Les urgences : chiffres maquillés, attentes interminables
Le directeur affirme que « deux tiers des patients sont vus en moins de 4 heures ». Qui peut croire cela ? Tous les habitants connaissent des proches qui ont passé 6, 8, parfois 10 heures sur un brancard ou dans une salle d’attente. Le même directeur reconnaît pourtant que 5 à 7 % des patients repartent sans être vus. Voilà la réalité.
Comparons : à Auxerre ou Beauvais, les données officielles donnent des attentes moyennes de 2h30 à 3h. À Troyes, nous sommes parmi les plus mauvais élèves de France.

Gastro-entérologie : un désert médical inacceptable
Aujourd’hui, un seul gastro-entérologue titulaire pour tout le centre hospitalier de Troyes. Résultat : un patient victime d’une hémorragie digestive est transféré d’urgence… à Reims. Comment accepter qu’une ville de plus de 170 000 habitants soit incapable d’assurer en continu une spécialité aussi vitale ?
À Chartres, ils sont cinq. À Auxerre, trois ou quatre. Troyes est en dessous des standards, avec un risque direct pour la vie des patients.

Néphrologie et dialyse : service bancal
On se félicite de l’ouverture d’un troisième poste de dialyse. Mais dans le même temps, les consultations restent réduites, les praticiens travaillent à temps partiel et l’équipe médicale n’est toujours pas consolidée. Ici encore, on parle de progrès mais on cache l’essentiel : l’offre de soins est inférieure à celle de villes voisines comme Châlons ou Sens.

Oncologie : des promesses, toujours des promesses
Le fameux « Institut aubois du cancer » est annoncé pour 2026. En attendant, le service fonctionne grâce à des remplaçants permanents et des collaborations extérieures. Pendant qu’à Orléans ou Amiens des pôles complets de cancérologie accueillent déjà les patients avec des équipes stables, Troyes se contente de projets sans calendrier ni moyens précis.

Une dépendance chronique à Reims et au privé 
Chaque fois que le maire ou le directeur parlent de « modernité », il s’agit en réalité de dépendance : transferts systématiques à Reims, recours à l’Hôpital privé de l’Aube pour combler les manques, renforts extérieurs faute de recrutements pérennes.
Dans une ville chef-lieu comme Troyes, cette situation est une régression. L’hôpital doit être autonome et attractif, pas un satellite permanent de Reims.

Infrastructures : des murs ne font pas un hôpital
On nous parle d’un « coût record de 900 € du m² », on vante « une belle coque ». Mais la certification de la HAS rappelle une évidence : repeindre des murs ne soigne personne. Ce qui manque, ce sont des médecins, des soignants, des lits, de la traçabilité et de la transparence.

Gouvernance : un discours politique hors sol
François Baroin déclare qu’« avant il y avait une histoire, maintenant il y a un avenir ». Catherine Vautrin renvoie la faute à « des choix d’il y a trente ans » (numerus clausus). Pendant ce temps, les Troyens attendent des heures aux urgences, se voient transférés à Reims, et n’obtiennent pas de rendez-vous spécialisés.
Dans d’autres villes, les élus assument les difficultés et exigent des moyens. Ici, on préfère maquiller la réalité pour protéger une image politique.

Ce que les patients souhaitent :
Transparence totale : publication hebdomadaire des temps d’attente réels aux urgences, du nombre de patients repartis sans soins, et des lits ouverts/fermés.
Recrutements pérennes : gastro, néphro, oncologie, avec un calendrier précis et des contrats signés.
Autonomie médicale : une permanence locale pour la gastro-entérologie et une couverture en cancérologie complète.
Accessibilité digne : pas d’hôpital moderne sans locaux adaptés aux handicaps.
Plan clair et vérifiable : des engagements datés, pas des slogans.

Conclusion
L’hôpital de Troyes est aujourd’hui certifié « sous conditions ». C’est la meilleure preuve que la communication officielle ne suffit pas à masquer la réalité : délais records, spécialités sous-dotées, dépendance chronique à l’extérieur.

Les Troyens n’ont pas besoin d’un maire triomphaliste ni d’un directeur satisfait de ses chiffres. Ils ont besoin d’un hôpital qui fonctionne, comme à Chartres, Bourges ou Auxerre. Tant que ce ne sera pas le cas, nous continuerons de dire la vérité. Parce que la santé des Aubois mérite mieux que des inaugurations en grande pompe. Il est temps de dire la vérité...

Suppression de la passerelle piétonne : entre modernisation et mémoire collective

Suite à l’interpellation d’une habitante, je souhaite revenir sur la suppression de la passerelle piétonne située au-dessus de la ligne de chemin de fer, dans un secteur bientôt concerné par les travaux d’électrification de la ligne 4.

Troyes : 125 ans de football…
 ou 10 mois de politique ?

En avril 2025, Troyes célèbre officiellement les 125 ans du football troyen et les 100 ans du Stade de l’Aube. 

En apparence, une grande fête populaire, hommage vibrant à une histoire sportive locale. Mais en réalité, beaucoup y voient une mise en scène précipitée, au service d’une stratégie politique à peine dissimulée. Le maire François Baroin, en lice pour un nouveau mandat, semble utiliser cet anniversaire comme rampe de lancement officieuse de sa campagne municipale.

2024, la vraie date. 2025, la vraie manœuvre !

Historiquement, les dates ne trompent pas : le Racing Club Troyen, premier club de football de la ville, est fondé en 1899. Le Stade de l’Aube, initié par Marcel Vitoux, voit le jour en 1924. Ces deux anniversaires ronds tombaient donc logiquement en 2024.

Pourtant, en 2024, aucune célébration d’ampleur. Rien. Silence radio. Puis soudain, en 2025, une mobilisation intense : fan-zones, expositions, matchs de gala, cérémonies officielles. Pourquoi ce décalage ? Une seule explication tient : 2025 est une année électorale. Et à dix mois du scrutin municipal, l’agenda politique prend le pas sur la chronologie historique.

Un événement organisé à la va-vite

Derrière l’apparente festivité, l’improvisation est flagrante. La communication autour de l’événement est brouillonne. Les commerçants du centre-ville ont reçu les flyers à peine quelques jours avant le lancement des festivités. Les affiches sont arrivées tard, les programmes distribués en urgence. La logistique donne le sentiment d’un événement monté « à l’arrache », sans vraie préparation, mais avec un objectif clair : occuper l’espace médiatique et mobiliser les réseaux politiques.

La municipalité s’agite en coulisse pour garantir la présence maximale d’élus et de personnalités. Le signal est clair : il faut que ça se voie, que ça se sache. Le tout à une période peu favorable pour les familles – juste avant le week-end de Pâques, en période de vacances scolaires – ce qui renforce l’idée d’un calendrier dicté non par la convenance du public, mais par l’agenda politique du maire.

Le club au service de la communication

L’ESTAC, club professionnel racheté par le City Football Group, joue son rôle dans l’opération. Depuis plusieurs années, le club s’affiche comme un partenaire étroit de la mairie. Subventions, stade mis à disposition, communication conjointe : tout concourt à entretenir un alignement presque institutionnel. Certains observateurs s’interrogent même sur l’attitude conciliante de la mairie vis-à-vis du groupe City, dont la gestion, parfois contestée par les supporters, ne fait jamais l’objet de la moindre critique publique de la part des élus troyens.

Un détournement symbolique

En somme, Troyes fête le football, mais c’est la politique qui en tire les dividendes. Cette instrumentalisation d’un patrimoine populaire – l’histoire du sport, la passion des supporters, la mémoire locale – au service d’un pouvoir municipal bien installé interroge. Le choix de cette date, les moyens engagés en urgence, l’implication directe du maire et de son entourage font de cet événement un outil électoral, déguisé en hommage populaire.

Les 125 ans du football troyen méritaient mieux qu’un coup de projecteur de campagne

QUARTIER JULES-GUESDE

Un parc embelli, un quartier à préserver 

Chaque printemps, le parc s’illumine avec la floraison des jonquilles et l’ombre bienvenue de ses arbres. Grâce aux équipes d’entretien, cet espace reste agréable et accessible à tous. Il est essentiel de le respecter pour qu’il continue à être un lieu de promenade et de détente pour les habitants. Mais au-delà de ce cadre verdoyant, plusieurs problèmes persistent dans le quartier, et ils ne peuvent plus être ignorés.

 

Des incivilités et une insécurité bien réelle

Ces derniers mois, la situation s’est dégradée : plusieurs maisons ont été visitées, l’une d’entre elles a été squattée et utilisée pour diverses activités illégales. Dans le parc et aux alentours, des comportements irrespectueux et des nuisances viennent altérer la tranquillité du quartier.

Face à cette réalité, je me suis mobilisée en tant que conseillère  pour que ces problèmes soient pris en compte et que des actions concrètes aboutissent. J’ai alerté et appuyé les démarches nécessaires afin que des mesures soient mises en place et que les habitants soient entendus.

Agir ensemble pour améliorer notre cadre de vie

Le quartier mérite mieux. Chacun peut contribuer en adoptant des comportements respectueux et en signalant les situations problématiques. Je reste disponible et à l’écoute pour relayer vos préoccupations et continuer à agir afin que les choses avancent.

Parce qu’un cadre de vie agréable et sécurisé est l’affaire de tous, il est temps de s'en préoccuper !

Les Sénardes : entre promesses oubliées et réalité de terrain

Le quartier des Sénardes a connu une épreuve difficile avec l’incendie de la maison de quartier
Dans les jours qui ont suivi, la mairie s’était engagée, avec fermeté et solennité, à reconstruire cet espace essentiel à la vie locale. 

Pourtant, plusieurs mois plus tard, les habitants découvrent une toute autre réalité : une fête improvisée, une affiche annonçant vaguement une "île de fraîcheur" à venir… et toujours aucune trace concrète du projet de reconstruction promis.

Maison de quartier des Sénardes
Fête dans le quartier Sénardes

Les quartiers populaires ne peuvent pas être traités à coups d’opérations de communication, surtout à l’approche d’échéances électorales

Une fête, aussi bien intentionnée soit-elle, ne saurait remplacer un équipement structurant, encore moins répondre aux besoins profonds des habitants. Ce dont Les Sénardes ont besoin, c’est de continuité, de lien social, d’accès à des services publics de qualité et de perspectives durables.

Par ailleurs, l’habitat collectif y est souvent mis en avant dans les discours, mais les riverains, notamment ceux vivant autour des grands ensembles, expriment un sentiment d’isolement. Ils ne perçoivent pas une approche globale du quartier, mais plutôt des réponses ponctuelles et déséquilibrées.

Affiche Travaux bientôt votre nouvel îlot de chaleur

La politique de la ville ne peut se limiter à des effets d’annonce.

Elle nécessite une véritable cohérence dans les choix, une vision à long terme pour tout le quartier, pas uniquement pour quelques zones ciblées. Il est temps de redonner confiance aux habitants des Sénardes, en respectant les engagements pris et en construisant avec eux un avenir plus équilibré, plus juste, plus solidaire.

Ouvrage de la méméoire collective

Cette passerelle, installée depuis des décennies – probablement depuis le début du XXe siècle – permettait à de nombreux habitants de franchir la voie ferrée au quotidien. Elle va être remplacée par un ouvrage neuf, répondant aux normes d’accessibilité pour les personnes à mobilité réduite. C’est évidemment une avancée que nous saluons.

Cependant, au-delà de cette nécessaire modernisation, une question demeure : que faisons-nous des ouvrages qui portent en eux une part de notre histoire locale ? Ne méritaient ils pas, en concertation avec les habitants, une réflexion sur leur réutilisation, leur valorisation ou leur intégration dans le paysage urbain autrement que par la démolition ?

Ce sont souvent ces éléments du quotidien, discrets mais profondément ancrés dans la mémoire collective, qui donnent une âme à nos quartiers. Leur suppression sans débat donne le sentiment d’un dialogue rompu entre les décisions techniques et les réalités humaines.

Oui à des infrastructures accessibles, modernes et sûres. Mais oui aussi à une ville qui respecte et valorise son histoire, même dans ce qu’elle a de plus modeste.

Il est temps de défendre cette vision : celle d’une ville qui avance sans oublier d’où elle vient, et qui associe pleinement ses habitants aux transformations de leur cadre de vie.

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