Il est temps ! Loëtitia Beury Municipales 2026

Loëtitia BEURY 

Engagement - Prise de position

Ma vie d’élue d’opposition résumée dans cet article de Marianne

Être élue d’opposition dans une collectivité locale, c’est souvent exercer son mandat avec peu de moyens, peu de place dans le débat public et parfois peu de considération institutionnelle.

L’article publié par le magazine Marianne le 12 mars revient précisément sur cette réalité encore trop méconnue : celle d’une opposition municipale indispensable à la démocratie locale, mais qui reste bien souvent marginalisée dans le fonctionnement des communes.

En le lisant, beaucoup d’élus d’opposition s’y reconnaîtront.
Pour ma part, j’y retrouve largement ce que signifie, au quotidien, exercer un mandat d’opposition.

👉 Je vous propose de découvrir cet article et les réflexions qu’il soulève.

Source : article publié dans Marianne – 12 mars 2026.

Une nouvelle gouvernance pour Troyes

Simplifier l’organisation municipale pour agir sur l’essentiel

La manière dont une ville est gouvernée n’est jamais un détail administratif.
Elle conditionne la capacité d’une municipalité à agir efficacement, à prendre des décisions claires et à rester proche des habitants.

Aujourd’hui, l’organisation de l’exécutif municipal de Troyes apparaît particulièrement étendue.
Dans une ville d’environ 60 000 habitants, la règle normale prévoit 14 adjoints au maire.

Pourtant, la municipalité en compte 16, auxquels s’ajoute un nombre important de conseillers municipaux délégués.

Cette multiplication des délégations et des titres ne garantit pas une meilleure gestion de la ville.
Bien souvent, elle répond davantage à des équilibres politiques internes qu’à une réelle nécessité de gouvernance.

Une équipe trop nombreuse peut même diluer les responsabilités et rendre l’action publique moins lisible pour les habitants.
Lorsque je serai maire de Troyes, je mettrai en place une organisation municipale plus simple, plus lisible et plus efficace, centrée sur les priorités que j’ai fixées pour la ville.

Une équipe resserrée pour une action municipale plus claire
La municipalité reposera sur un nombre raisonnable d’adjoints, chacun responsable d’un domaine clairement identifié.

L’exécutif municipal sera organisé autour des fonctions suivantes :

  • Premier adjoint chargé des finances, garant de la bonne gestion des ressources publiques et de la transparence budgétaire.
  • Adjoint à la ville, responsable de l’urbanisme, des transports, du commerce, du logement et de l’habitat.
  • Adjoint à la sécurité, chargé de la tranquillité publique et de la coordination avec les forces de sécurité.
  • Adjoint à la santé, pour développer une véritable politique municipale d’accès aux soins et de prévention.
  • Adjoint à l’enfance, à la jeunesse et aux solidarités intergénérationnelles, afin de renforcer les politiques éducatives, sociales et familiales.
  • Adjoint à la culture et à la vie de l’esprit, pour soutenir la création, la transmission et le rayonnement culturel de Troyes.
  • Adjoint au sport et à l’activité physique, pour développer la pratique sportive et encourager une ville active.

À ces adjoints thématiques s’ajouteront quatre adjoints de secteur, chargés de la proximité avec les habitants :

  1. secteur Nord
  2. secteur Sud
  3. secteur Est
  4. secteur Ouest

Des mairies de secteur pour rapprocher la ville des habitants
Ces adjoints de secteur auront une responsabilité essentielle : assurer la gestion quotidienne du cadre de vie dans les quartiers.

Ils seront notamment chargés :

  • de l’environnement et des espaces verts
  • de la propreté urbaine
  • de la vie associative
  • des relations avec les habitants
  • de la démocratie locale

Leur mission sera d’être les interlocuteurs directs des habitants.

C’est pourquoi leur bureau ne sera pas situé à l’hôtel de ville, mais dans les mairies de secteur, au cœur des quartiers.

Les Troyennes et les Troyens pourront ainsi rencontrer facilement leurs élus et signaler les difficultés du quotidien : circulation, propreté, espaces publics, sécurité ou vie de quartier.

Cette organisation permettra de ramener la décision municipale au plus près du terrain.

Une gouvernance organisée autour des priorités de la ville
Cette nouvelle organisation municipale ne sera pas seulement plus lisible.

Elle permettra surtout de concentrer l’action publique sur les priorités de Troyes.

La sécurité

La sécurité est la première attente des habitants.
Elle concerne la tranquillité publique, la prévention des incivilités et la protection des personnes et des biens.

Un adjoint spécifiquement chargé de cette mission permettra d’assurer une action municipale cohérente et visible.

La santé

L’accès aux soins est devenu un enjeu majeur pour les villes.
La municipalité doit s’engager pour soutenir l’installation des professionnels de santé, favoriser la prévention et garantir à chaque habitant la possibilité de disposer d’un médecin.

La mobilité

Les déplacements dans la ville doivent redevenir simples et fluides.
La politique de mobilité doit être repensée pour concilier transports publics, circulation automobile, mobilité douce et dynamisme commercial.

La vie des quartiers

Une ville ne se résume pas à son centre.
Elle vit d’abord dans ses quartiers.
Les adjoints de secteur auront pour mission de veiller à la qualité du cadre de vie et d’être en contact permanent avec les habitants.

Gouverner autrement

Cette organisation municipale repose sur une idée simple : gouverner une ville ne consiste pas à multiplier les titres.

Il s’agit avant tout :

  • de clarifier les responsabilités
  • de rendre l’action municipale lisible
  • et d’être présent là où vivent les habitants.

Lorsque je serai maire de Troyes, je veux que la municipalité soit plus simple, plus proche et plus efficace, afin de répondre aux attentes concrètes des Troyennes et des Troyens.

La gouvernance d’une ville doit être au service de ses habitants.

C’est cette ambition qui guidera l’action municipale.

Sécurité : objectif N° 1 : Restaurer la tranquillité : la première des libertés

Il y a des phrases simples qui disent tout d’une ville.

« Je ne traverse plus la place après 20 heures. »
« Mon fils s’est fait racketter pour un ticket de cinéma. »
« On propose de la drogue devant des bâtiments publics. »
« Je ne me sens plus chez moi. »

Ce ne sont pas des statistiques.
Ce sont des vies.
Des habitudes modifiées. Des itinéraires contournés. Des renoncements silencieux.

Une ville peut multiplier les festivals, agrandir ses équipements sportifs, embellir ses façades.
Si l’on hésite à sortir le soir, si l’on surveille son vélo devant le stade, si l’on accompagne son enfant par crainte d’un attroupement, alors quelque chose d’essentiel s’est fissuré.

La sécurité n’est pas un thème politique parmi d’autres.
Elle est la condition de tout le reste.
Elle est la première des libertés : la tranquillité de vivre.

Une insécurité qui s’installe par petites touches

L’insécurité ne commence pas par un drame spectaculaire. Elle commence par un relâchement.

Un hall d’immeuble occupé.
Un arrêt de bus devenu intimidant.
Un chien dangereux laissé sans contrôle.
Des insultes dans les transports.
Un guetteur posté devant une école.

Chaque détail semble anodin.
Leur accumulation change l’atmosphère.

La ville devient prudente, puis méfiante, puis inquiète.
Les plus fragiles se replient les premiers : personnes âgées, familles, adolescents isolés.

Peu à peu,
l’espace public cesse d’être un lieu commun. Il devient un territoire à éviter.

La tolérance zéro : une règle simple et juste

Face à cela, je crois à une règle claire, lisible, profondément républicaine :
la tolérance zéro.

Ce n’est ni la brutalité ni l’arbitraire.
C’est le refus de l’abandon.
C’est l’affirmation qu’aucune règle ne doit être facultative.
C’est le principe selon lequel toute infraction, même mineure, doit être traitée immédiatement et légalement.

Lorsque l’on laisse faire, la ville perd pied.
Lorsque l’on reprend la main, elle se redresse.

La tolérance zéro, c’est restaurer l’ordre du quotidien.
C’est protéger celui qui respecte la règle.
Rien de plus. Rien de moins.

Une sécurité moderne, ferme et irréprochable

Je veux une sécurité ferme mais irréprochable. Moderne mais strictement encadrée. Présente mais jamais intrusive.

Cela suppose une police municipale pleinement structurée, à la hauteur d’une ville de 60 000 habitants :
des effectifs renforcés, des patrouilles visibles à pied, à vélo, en voiture, une brigade canine, un commandement professionnel issu des forces de sécurité nationales, une coordination étroite avec la Police nationale et le Parquet.

Cela suppose également un centre de supervision moderne, humain et légal :
détection des situations dangereuses, jamais des personnes ; aucune reconnaissance faciale ; aucun fichier illégal ; un contrôle judiciaire constant.

La technologie doit protéger, jamais surveiller.

Reprendre possession des espaces du quotidien

La sécurité ne se limite pas aux grandes opérations. Elle se joue dans les lieux ordinaires.

Aux arrêts de bus, trop souvent devenus des points de tension, je veux des équipements éclairés, reliés au centre de supervision, dotés de dispositifs d’alerte, avec une présence humaine renforcée.
Les transports doivent redevenir des espaces apaisés.

Dans les quartiers sensibles, la présence de concierges de proximité doit être renforcée : veille, médiation, signalement des incivilités.
Pas une police parallèle, mais une présence quotidienne, stable, rassurante.

Je veux aussi protéger ceux qui soignent : cabinets médicaux et pharmacies équipés de dispositifs d’alerte sécurisés, activés uniquement en cas de menace, reliés aux services compétents.
La ville doit être aux côtés de ceux qui prennent soin des autres.

Une ville qui veille

Une parenthèse pour les fêtes : le choix de Loetitia Beury

À l’approche des fêtes de fin d’année, Loetitia Beury a souhaité offrir aux habitantes et aux habitants un temps de respiration. 

Dans une période souvent dense et chargée, elle fait le choix volontaire de suspendre la communication politique afin de laisser chacune et chacun profiter pleinement de ces moments précieux, sans être inutilement sollicité.

Une attention particulière est adressée à celles et ceux qui resteront mobilisés pendant cette période, mais aussi aux personnes qui vivront ces fêtes dans la solitude. Cette pause est également l’occasion, pour l’équipe comme pour la candidate, de prendre du recul, d’observer avec sérénité le chemin parcouru et de préparer les projets qui marqueront l’année 2026.

Loetitia Beury réaffirme ainsi sa volonté d’inscrire son action dans un rapport respectueux au temps et aux personnes : savoir s’effacer pour mieux revenir, avec clarté et engagement.

Elle souhaite à toutes et à tous une très belle fin d’année, placée sous le signe du partage et de la tranquillité.

Salle du conseil communautaire

Conseil communautaire 22 mai 2024 : 
des questions légitimes, des réponses absentes

Lors du dernier conseil communautaire, plusieurs maires en pleine révision ou élaboration de leur PLU se sont légitimement interrogés sur l’impact du SRADDET – le Schéma régional d’aménagement, de développement durable et d’égalité des territoires – sur leurs projets.

Face à des réponses floues et imprécises de la présidence, j’ai proposé, de manière constructive, que des représentants compétents de la Région ou des conseillers maîtrisant le sujet viennent apporter un éclairage clair et précis. Cette proposition est restée sans réponse. Pas un mot.

 

C’est inacceptable. Inacceptable pour les maires présents, qui portent des projets structurants pour leurs communes. Inacceptable pour nos territoires, confrontés à une réglementation toujours plus complexe sans accompagnement à la hauteur.

Pire encore, entendre dire que le SRADDET pourrait empêcher le développement de projets autour des EPR, présentés pourtant comme des projets d’intérêt national, frôle l’absurde. Qui peut sérieusement croire qu’un schéma régional viendra bloquer ce que l’État porte au plus haut niveau ?

Soyons sérieux. Assez d’agiter des peurs infondées. Ce que nous demandons, ce sont des réponses claires, du respect pour les élus locaux, et un vrai débat sur l’aménagement du territoire. Et sur ce point, de plus en plus de monde commence à y voir clair.

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